13/04/2011

Il faut sauver le jeune Ardi!

 Il y a presque un an, Ardi Vrenezi, jeune kosovar, atteint d'une maladie dégénérative du cerveau, polyhandicapé, âgé de 15 ans, était expulsé de France vers son pays d'origine, alors qu'il était soigné à Freyming-Merlebach, pour une grave épilepsie : une expulsion qui avait soulevé une vague d'indignation dans notre département et au delà ; une expulsion à laquelle je m'étais fermement et immédiatement opposée.

 

Nous avions alors contesté non seulement l'expulsion d'un mineur, mais surtout l'expulsion d'un mineur en état de santé précaire, sans oublier l'inhumanité de l'expulsion par l'administration préfectorale de Moselle et des forces de police qui étaient directement venues chercher Ardi dans l'établissement où il était soigné.

 

 Et nous avions raison de contester! Alors que son état de santé s'était sensiblement amélioré en France ; depuis son retour au Kosovo, celui-ci n'a cessé de se dégrader et d'empirer de façon dramatique et très inquiétante, en témoigne une nouvelle hospitalisation récente à Pristina. La situation est aujourd'hui très grave : ce jeune adolescent ne peut pas bénéficier ni d’une prise en charge, ni de soins adéquats dans son pays natal et sa vie est en danger.

 

J'ai donc écrit, une nouvelle fois, au Premier Ministre afin de demander le retour d'Ardi en France, afin qu'il puisse recevoir les soins qui s'imposent : il y a urgence et le gouvernement français doit lui permettre de revenir en France. Une décision contraire équivaudrait à condamner le jeune garçon à une dégradation certaine de son état de santé et un avenir plus qu'incertain.

 

Au delà, l'Union Européenne et la France ne prônent-t-elles pas les principes de respect des droits de l'Homme et des droits fondamentaux ; les Traités et conventions internationales ne disposent-ils pas qu'un Etat ne peut renvoyer quelqu'un dans son pays lorsque la vie de cette personne est menacée? Qu'importe, une fois de plus, la France ne semble pas s'embarrasser de principes fondamentaux tels que les droits de l'enfant, la protection des mineurs, les droits de la défense ou encore et pire, le respect de la loi.

 

Communiqué de presse de Nathalie Griesbeck

Députée européenne Vice-présidente du Conseil Général de la Moselle

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21/03/2011

Dépendance : Jean-Marie Barbier plaide pour le « risque autonomie »

Le 11 mars dernier, Jean-Marie Barbier intervenait au Congrès de l'UNA dans une table ronde sur le thème du 5è risque en présence également de Valérie Rosso-Debord, députée, Bernard Dumas, président de la FFSA, Isabelle Millet-Caurier, directrice des affaires publiques de la FNMF, Gérard Meneroud, diercteur général adjoint de la CNP et Geneviève Laroque du collectif « Une société pour tous les âges ».

L'occasion pour le président de l'APF de démontrer l'absurdité de maintenir une réforme « dépendance » sans y intégrer les personnes en situation de handicap et de rappeler la nécessité de créer un véritable « risque autonomie » de sécurité sociale !

 

Pour lire son discours, 1031026404.pdf 

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17/02/2011

Accessibilité du neuf : l’APF dénonce la pression des lobbies !

Alors que la proposition de loi de Paul Blanc tendant à améliorer le fonctionnement des MDPH et portant diverses dispositions relatives à la politique du handicap doit être discuter demain à l'Assemblée nationale, l'APF monte au créneau pour dénoncer la pression des lobbies.

Face aux pressions des lobbies, des députés veulent déposer des amendements permettant des dérogations à l'accessibilité et fixant, notamment, le taux de logements saisonniers accessibles neufs à 5% !

Comment peut-on proposer ce type d'amendement alors qu'aucune incapacité technique ne peut être opposée à la mise en accessibilité de constructions neuves ?

De plus, l'APF tient à rappeler que la France a signée et ratifiée la convention ONU relative aux droits des personnes handicapées et que celle-ci prévoit la conception universelle ! Or la notion même de conception universelle ne peut admettre aucune dérogation ni substitution !

En conséquence, l'APF demande la suppression de tout dispositif de substitution et le respect de la loi handicap de 2005 et de la convention ONU !

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