29/06/2011

DES BATONS DANS LES ROUES

HANDICAP - Une proposition de loi UMP inquiète les associations...

Jean-Marie Barbier, président de l'Association des paralysés de France (APF), ne décolère pas. C'est ce mardi que sera examinée, en deuxième lecture au Sénat, une proposition de loi UMP qui remet en cause, selon lui, l'objectif d'accessibilité aux personnes handicapées de tous les établissements recevant du public d'ici à 2015, stipulé dans la loi handicap de 2005. Car l'article 14 bis de la proposition de loi prévoit d'accorder, dans certains cas, des aménagements à l'obligation d'accessibilité à des bâtiments neufs pour lesquels «l'impossibilité technique de respecter les exigences» serait démontrée. «Cela revient à dire, faites ce que vous pouvez, mais pas ce que vous devez, s'indigne Jean-Marie Barbier. C'est une victoire pour les lobbies de l'immobilier et de l'hôtellerie, qui ont obtenu les dérogations qu'ils réclamaient depuis longtemps.»

Un avis que récuse le sénateur Paul Blanc, auteur de la proposition de loi: «L'article 14 bis prévoit des aménagements très encadrés, pas de dérogations à l'obligation d'accessibilité. Par exemple: au lieu de construire quinze appartements HLM avec des grandes salles de bains, alors qu'ils ne seront pas tous habités par des personnes handicapées, on pourra en concevoir certains avec de grands placards. Cette souplesse permettra que des bâtiments en cours de construction ne soient pas détruits», explique-t-il. Sans pour autant convaincre l'APF, qui a lancé mardi dernier une pétition sur son site*. Celle-ci compte déjà 6.180 signataires, dont deux parlementaires, un PS et un UMP. «On va continuer à mettre la pression au gouvernement sur cette question», confie Jean-Marie Barbier, qui compte bien rappeler la promesse de Nicolas Sarkozy le 8 juin dernier. Lors de la conférence nationale du handicap, il avait ainsi affirmé qu'il ne céderait pas sur l'échéance de 2015 concernant l'objectif d'accessibilité.

*www.desbatonsdanslesroues.org.

31/03/2011

Communiqué de presse du CISS IDF

 PSRS Ile-de-France

Pour un Plan Stratégique Régional de Santé Île-de-France appuyant la participation active des citoyens

Claude Évin, Directeur Général de l’Agence Régionale de Santé (ARS), présente le 30 mars à la Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie (CRSA) le projet de Plan Stratégique Régional de Santé Île-de-France (PSRS) pour les cinq prochaines années.

Les Représentants des Usagers qui siègent à la CRSA et le CISS Île-de-France proposent leurs contributions, fondées sur les concepts de parcours de santé, d'éducation des citoyens et de proximité des services de santé. Ils insistent sur une indispensable démarche de concertation entre la CRSA et l’ARS.

La Région Île-de-France se caractérise par de très grandes inégalités territoriales, sociales et sanitaires. Devant cette grande complexité, les réponses techniques ne suffisent plus.

La participation active des citoyens et la démocratie sanitaire sont des facteurs clé de succès des plans d’action.

Ce plan doit avoir pour finalité la mise en valeur du mieux vivre dans un esprit de promotion de la bonne santé et de lutte contre les inégalités. Il doit nécessairement partir de l’évaluation des besoins des Franciliens et les offres des professionnels du curatif, du social et médicosocial et de la prévention doivent y répondre.

¤Les Représentants des Usagers s’inquiètent vivement au sujet de la prise en charge des maladies mentales, dont l’importance est amplifiée par l’exclusion sociale que produisent le chômage et le manque de logement.

¤Les Représentants des Usagers demandent une attention particulière à l’égard des populations de grand âge et des personnes en situation de handicap, dont la vulnérabilité justifie des politiques intégrant leurs besoins propres.

¤Les Représentants des Usagers insistent sur les besoins spécifiques des enfants et des adolescents.

¤Les Représentants des Usagers souhaitent des stratégies adaptées pour les populations spécifiques. Des communautés identifiables par leurs grandes spécificités sanitaires, sociales et culturelles, sont victimes d’exclusion et précarisées (vih/sida, malades atteints de maladies rares, immigrés, SdF, Roms, consommateurs de produits psychoactifs, minorités sexuelles, prisonniers...). Les Représentants des Usagers marquent fortement leur solidarité envers ces personnes souvent exclues, parfois ignorées, tout en soulignant les enjeux de Santé Publique justifiant des actions spécifiques.

La stratégie proposée par l’ARS ne doit pas se réduire à une planification technique et financière du système de santé régional.

L’amélioration globale de la santé implique des démarches innovantes, valorisant les professionnels, associant usagers et acteurs associatifs, pour faire face aux enjeux actuels qui émergent, comme les affections chroniques et dégénérescentes.

Le Plan Stratégique Régional de Santé doit apporter une vision d’avenir aux habitants d’Île-de-France.

14/03/2011

Élections cantonales : l’APF interpelle les candidats !

Les conseils généraux sont les « chefs de file » de la politique sociale du handicap dans leur département (aide sociale, schéma départemental, maisons départementales des personnes handicapées).

Ces élections cantonales s'inscrivent également dans une période de mise en œuvre de la nouvelle gouvernance médico-sociale (mise en place des ARS, des instances régionales de concertation, appels à projet...) et de débat national sur la dépendance.

Pour l'APF, ces élections cantonales constituent une opportunité pour questionner et dialoguer avec les candidats sur les orientations qu'ils souhaiteraient porter en matière de politique de handicap.

L'APF rappelle par ailleurs son attachement à une politique transversale du handicap qu'elle a développé dans son plaidoyer

« Construire une société ouverte à tous ! ».

Au regard des principales préoccupations des personnes en situation de handicap qu'elle représente et de l'actualité sociale et médico-sociale, l'APF interpelle les candidats autour de 3 questions sur les thèmes de l'accessibilité, de l'aide à l'autonomie et de l'offre de service sociale et médico-sociale.

L'objectif : mettre en lumière les enjeux de ces élections pour la politique du handicap !